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Port autonome de Dakar : une gouvernance de plus en plus contestée

Depuis l’arrivée de Waly Diouf Bodiang à la tête du Port autonome de Dakar, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer des pratiques de gestion jugées contraires aux principes de transparence, de mérite et de bonne gouvernance.

Un appartement de fonction pour sa deuxième épouse sur l’immeuble sur la route de ouakam, un salaire de 7 millions par mois, Un recrutement abusif de plus de 324 militants avec des nominations à caractère parental, avantages accordés à des proches et décisions opaques sur des infrastructures stratégiques, alimentent une controverse persistante autour de cette institution clé de l’économie nationale.
Un climat marqué par le favoritisme et la lenteur administrative
Institution stratégique pour le Sénégal et pilier du commerce sous-régional, le Port autonome de Dakar traverse une période de fortes turbulences. Selon plusieurs observateurs internes et externes, l’établissement serait devenu, ces derniers mois, un espace où les pratiques dilatoires et le griotisme prennent progressivement le pas sur l’efficacité, la rigueur et la performance attendues d’un tel outil économique.
Cette situation serait aggravée par une série de nominations à caractère parental et amical, opérées sans compétence clairs ni procédures transparentes. Ces décisions alimentent le sentiment d’un favoritisme assumé, où la proximité personnelle semble primer sur la compétence et l’expérience professionnelle.
Des privilèges accordés à des proches récemment recrutés avec
l’octroi de véhicules de à des amis et proches fraîchement recrutés. Au moment ou les ayants droits attendent. Aucune rationalisation des dépenses publiques et de recherche de performance, cette pratique interroge sur la gestion des ressources du port. Plusieurs agents dénoncent une rupture d’équité entre le personnel ancien, souvent confronté à des conditions de travail difficiles, et certains nouveaux venus bénéficiant d’avantages jugés excessifs.
Ces décisions contribuent à installer un malaise social et un climat de frustration au sein de l’institution, au moment même où le port devrait se concentrer sur l’amélioration de sa compétitivité face aux autres plateformes portuaires de la sous-région.
Le môle 4 au cœur des interrogations
Mais c’est surtout l’attribution du môle 4 qui cristallise les critiques. Cette infrastructure stratégique aurait été octroyée dans des conditions jugées opaques et douteuses, sans communication claire sur les critères de sélection, les contreparties financières ou les bénéfices attendus pour l’État sénégalais.
Pour de nombreux analystes, cette situation pose un véritable problème de gouvernance et soulève des interrogations sur la protection des intérêts stratégiques nationaux dans un secteur aussi sensible que celui des infrastructures portuaires.
Une institution stratégique en perte de repères ?
Pris isolément, chacun de ces faits pourrait sembler anecdotique. Mais mis bout à bout, ils dessinent le portrait d’une institution qui s’éloigne progressivement de sa mission première. Le Port autonome de Dakar apparaît, aux yeux de ses détracteurs, comme un espace de gestion clanique où la communication, la loyauté personnelle et la flatterie l’emportent sur la performance, la redevabilité et l’intérêt général.
Face à ces critiques persistantes, de nombreux acteurs appellent à un audit indépendant, à plus de transparence dans les nominations et à une clarification des conditions d’attribution des infrastructures stratégiques, afin de restaurer la crédibilité et la confiance autour d’un outil vital pour l’économie sénégalaise.

Sarr le Sénégalais d’Allemagne

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