FONCTION PUBLIQUE DU SENEGAL : Les enseignants de classes passerelles exigent leur intégration

Le Collectif des enseignants des Classes Passerelles du Sénégal exigent leur intégration dans la fonction publique après cinq ans de bénévolat. Concrètement, ces enseignants souhaitent aujourd’hui avoir un plan de carrière pour davantage contribuer à la bonne marche du système éducatif sénégalais.
«Après cinq ans dans le bénévolat, ça suffit largement ». C’est le cri de cœur des enseignants de classes passerelles du Sénégal, qui exigent à l’Etat du Sénégal leur intégration dans la fonction publique. « Nous, enseignants des classes passerelles du Sénégal, nous réclamons notre intégration dans la fonction publique », a souligné Landing Ba le secrétaire général dudit collectif dans un entretien téléphonique.
Selon lui, ces pères et mères de familles, depuis l’avènement des classes passerelles dont l’objectif principal est de recruter, de former et d’insérer dans le cycle formel des enfants déscolarisés ou ayant abandonné très tôt les études, et dont l’âge varie entre 8 et 13 ans, des milliers d’enfants ont été déjà insérés ces cinq dernières années par le projet dans toutes les régions où les classes passerelles existent (Dakar, Kaffrine, Sedhiou, Kolda, Louga, Tambacounda, Kédougou et Matam). Sans oublier les 8000 élèves qui sont en train d’être formés cette année. Ces enseignants qui sont au nombre d’environ 500, au niveau national et qui ont bénéficié à maintes reprises de sessions de formation et de renforcement de capacités organisées par leurs IA respectives souhaitent aujourd’hui avoir un plan de carrière pour davantage contribuer à la bonne marche du système éducatif national.
Grace cette initiative de l’UNICEF, USAID PAQEEB, beaucoup de localités ont pu obtenir des écoles et beaucoup d’enfants sont formés et intégrés le système éducatif. « Grace à notre engagement et notre courage que certaines localités ont pu aujourd’hui bénéficier des écoles. Chaque année, formons des milliers et des milliers d’enfants qui sont renversés dans le système formel, et pourquoi pas nous ?», a déclaré M. Ba. A travers cet entretien, il a signalé qu’ils (enseignants des classes passerelles) bénéficient des formations de la part des inspecteurs dans les CRFPE, et que leur formation continue dans les écoles d’accueil par des inspecteurs, des directeurs et des superviseurs. Au cours d’un entretien avec le secrétaire de ce collectif a demandé au chef de l’Etat et aux acteurs de l’éducation notamment le Ministre de l’Education Nationale d’être sensible à leurs causes car, selon lui, c’est « un droit légitime ».
Abdoulaye Diao



