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Rapport de la Cour des comptes, libertés d’expression, cherté de la vie, etc. Ousmane Sonko « C’est l’occasion qu’il ne faut pas laisser passer …. »

L’opposition compte bien dérouler son plan d’actions pour manifester son ras-le-bol contre ce qu’elle considère comme la mauvaise gestion du pays par le régime du président Macky Sall depuis 2012. Non-respect des procédures, surfacturation, exécution de dépenses sans rapport avec le covid, défaut de pièces justicières au moment où des sénégalais mourraient de Covid : «Grave dans un pays !», s’est exclamé le maire de Ziguinchor qui cite les neufs ministères cités dans le rapport de la cour des comptes : Santé et Action sociale, Fonction publique, Urbanisme et Habitat, Commerce et Petites et moyennes entreprises, Microfinance et Economie solidaire, Mines et Géologie, Développement communautaire et Equité territoriale, Sports, et Développement industriel, Petites et moyennes industries qui, s’est-il désolé, devraient être sur la ligne de front contre la pandémie, mais qui sont épinglés pour non-respect des procédures, surfacturation, exécution de dépenses sans rapport avec le covid, défaut de pièces justificatives au moment où des compatriotes mourraient, au moment où des médecins réclamaient des équipements de protections.
«Macky Sall est le parrain des voleurs de la République dans ce pays en encourageant les gens à aller voler l’argent des Sénégalais à des fins politiques »
«Ceci ne relève que de la seule responsabilité du président de la République Macky Sall. Ce n’est pas une première au Sénégal», a accusé Ousmane Sonko qui a dit avoir pourtant alerté l’opinion au sortir de sa rencontre avec le chef de l’Etat au Palais sur d’éventuels détournements de ces fonds destinés à la lutte contre la pandémie du Covid-19.
Selon le maire de Ziguinchor, les corps de contrôle de l’Etat ont toujours déposé des rapports qui n’ont pas connu de suite. Et la Cour des Comptes n’en n’est pas à son premier rapport. En plus, relève-t-il, une quarantaine de rapports de l’OFNAC dorment encore dans les tiroirs du procureur de la République. «La CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières), l’Inspection générale d’Etat (IGE) ont tout le temps produit des rapports qui n’ont jamais connu de suite», a également indiqué Sonko qui accuse le président Macky Sall d’être «le parrain des voleurs de la République dans ce pays en encourageant les gens à voler l’argent des sénégalais à des fins politiques».
Et pire, a poursuivi l’opposant, ces personnes citées dans ces détournements et malversations financières vaquent tranquillement à leurs occupations ou sont même promus à des postes de responsabilités élevés au sein de l’attelage gouvernemental. «Nous avons recensé au moins une cinquantaine de scandales qui ont été étouffés dans l’œuf entre le ministère de la Justice et le procureur de la République sous le magistère du Macky Sall. Et malheureusement ce sont les second-couteaux comme les DAGE et les Comptables qui sont jetés en pâture», s’est offusqué l’ancien inspecteur des impôts. Des scandales à outrance, des sommes faramineuses volatilisées par les tenants du pouvoir sans que la justice ne lève le petit doigt. Des milliards de francs du peuple sénégalais dérobés au vu et au su de tout le monde par une poignée de personnes et qui pouvaient, selon l’auteur de «Solutions», résoudre les questions liées à la santé, à l’éducation, au chômage des jeunes, à l’agriculture, etc.
« Une cinquantaine de scandales ont été étouffés dans l’œuf entre le ministère de la justice et le procureur de la république »
Autant de raisons qui, a estimé Sonko, ne doivent laisser de marbre les populations seules détentrices de la souveraine nationale et qu’il a appelé à se lever pour dire non à cette façon de faire du président Sall et de ses partisans. «Il est temps que cela s’arrête. Une petite frange de la population qui ne fait même pas 0,0001% de la population n’a pas le droit d’accaparer les richesses du pays. Ce rapport de la Cour des comptes est l’occasion qu’il ne faut pas laisser passer pour mettre fin une fois pour toute à ces genres de pratiques», a dit le maire de Ziguinchor qui a appelé ainsi les populations au grand rassemblement du 30 décembre pour lancer «un message fort» au président Macky Sall. «Ce n’est pas une question politique encore moins le combat d’Ousmane Sonko, ni celui de Yewwi Askan Wi ou de la société civile, mais le combat de tout un peuple pour s’élever contre les malversations financières, la cherté du coût de la vie, contre l’injustice, la spoliation et le bradage foncier».
Ce rassemblement sera suivi d’un concert de casseroles, le troisième du genre, de 20H à 20H 30. «Ce 31 décembre 2022, c’est la République incarnée par le peuple sénégalais qui s’adressera au président Macky Sall pour désapprouver sa mauvaise gestion du pays pendant ces onze années de présidence», a fait savoir le président de PASTEF pour qui la liberté et les droits des Sénégalais continuent de subir des coups notamment avec des arrestations à tout bout de champ. Il a dénoncé la liberté d’expression amenuisée par le président de la République avec l’arrestation de Pape Alé Niang sans compter plus 22 jeunes qui croupissent en prison pour leurs opinions pendant que des trafiquants de faux billets et des dealers de haut niveau se pavanent tranquillement et en toute quiétude.

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