Béziers : une femme chute du 3e étage de l’hôpital

« On a affaire à un système de fraude dont le but était l’abattage de chevaux interdits à la consommation », a résumé dans son long réquisitoire le procureur adjoint de Marseille Jean-Yves Lourgouilloux, qui a dénoncé « un système bien rodé » en abordant le rôle des prévenus, commerçants, rabatteurs ou vétérinaires dont il a souligné l’implication cruciale dans le trafic. « Les mis en cause connaissaient la réglementation, c’est pour cette raison qu’ils ont mis en place un système pour la contourner. L’appât du gain et du commerce l’a emporté sur la réglementation ».
« Tout tourne autour d’un concept qui est celui de la fraude documentaire. On va s’apercevoir de l’ampleur de ce trafic qui porte sur plusieurs centaines de chevaux dont bon nombre ne pouvaient pas être tracés », a repris le procureur. « De nombreux documents ont été analysés et expertisés, la fraude est démontrée. La tromperie a concerné les bouchers et les consommateurs, elle a consisté à commercialiser ce qui ne pouvait pas l’être ».
Lundi soir, peu après 20 heures, une femme hospitalisée à l’hôpital de Béziers (Hérault) a fait une chute du troisième étage, pour une raison encore indéterminée. C’est le personnel de l’établissement qui a donné l’alerte à 20h15.
Elle a rapidement été prise en charge par les urgentistes de l’hôpital avant d’être héliportée par la Sécurité civile, dont l’hélicoptère se trouvait déjà sur place pour une autre intervention. Le pronostic vital de la femme était engagé. La patiente a très rapidement été transférée du CHU de Montpellier, où sa famille l’a rejointe.
Une enquête a été ouverte par les policiers du commissariat de Béziers, qui, selon Midi Libre, se sont rendus sur place le soir même. « Le personnel est très choqué. Pour l’heure nous ne savons rien », a assuré la direction de l’hôpital au journal régional.



