Le patron du Raid raconte l’évacuation de l’ambassade à Kaboul, «la crise la plus intense» qu’il ait connue

Cet événement a été géré depuis une salle de crise dans les locaux de l’unité d’élite à Bièvres (Essonne). Pour cette mission délicate, alors que les Talibans venaient de reprendre la capitale afghane, les super flics ont été décorés il y a peu de la médaille de l’engagement. Rencontre avec Jean-Baptiste Dulion, patron du Raid.
Ils étaient onze. Isolés, avec d’autres policiers affectés à l’ambassade de France à Kaboul. Leur mission : protéger l’ambassadeur, David Martinon, évacuer les personnels, les ressortissants et les Afghans qui avaient travaillé pour la France. Ces onze policiers du Raid n’ont pu compter sur aucun renfort. « C’était une première, confie Jean-Baptiste Dulion, le patron de cette unité d’élite de la police nationale. Kaboul, ça sort du cadre ».
Pour cette mission, menée à bien, il a reçu il y a peu une médaille de l’engagement dans la catégorie « protéger à tout prix », remise par la MGP, la mutuelle des policiers, dont l’objectif est de « saluer des actions des agents et de leur dire merci », décrit Benoît Briatte, président de la mutuelle. Cette année, une trentaine de fonctionnaires ont été récompensés pour 13 faits. Parmi eux, donc, le Raid et la direction de la coopération internationale de sécurité (DCIS).



