Corse : le croque-mort qui avait vidé les ossements de cercueils dans des sacs-poubelles condamné

S’il pourra continuer d’exercer une profession en lien avec les pompes funèbres, il écope de six mois de prison avec sursis pour « atteinte à l’intégrité de cadavre ».
Il a plaidé la maladresse et l’imprudence. Des corps exhumés et retrouvés en morceaux dans le maquis au lieu d’être incinérés : un croque-mort a été condamné ce mardi à Bastia à six mois de prison avec sursis pour « atteinte à l’intégrité de cadavres ».
L’entrepreneur de pompes funèbres a, en revanche, été relaxé par le tribunal correctionnel de Bastia du chef « d’abus de confiance ». De même « il n’y a aucune interdiction d’exercer une profession en lien avec les pompes funèbres », a réagi Me Emmanuel Maestrini, conseil du prévenu, satisfait de cette relaxe pour abus de confiance.
« L’atteinte à l’intégrité d’un cadavre est en réalité une faute professionnelle, qui relevait plus du civil que du pénal », a également estimé l’avocat. Le dossier avait commencé en avril, avec la découverte de sept cercueils et d’ossements humains dissimulés dans des sacs-poubelles, au milieu d’une décharge sauvage en contrebas d’une route du village de Bigorno (Haute-Corse).
L’enquête de la gendarmerie avait alors fait le lien entre les ossements et une demande d’exhumation faite auprès d’une entreprise de pompes funèbres pour un caveau familial d’un village voisin, afin de procéder à une crémation.
« Je n’avais pas vu les ossements dans les cercueils »
« Qui a rempli les sacs-poubelles ? Qui avait connaissance du contenu ? Qui savait ce qu’ils allaient devenir ? Les versions divergent. Et ils ont fait n’importe quoi de la mission confiée », avait lancé la procureure à l’audience, le 6 décembre, où comparaissaient le gérant de la société et l’un de ses sous-traitants.



