ActualitésInternational

Trafic de viande chevaline : jusqu’à un an ferme requis à Marseille

Trois ans de prison dont deux avec sursis et 20 000 euros d’amende ont été requis ce mardi à Marseille à l’encontre du chef de file présumé d’un trafic européen de viande de cheval impropre à la consommation basé dans le sud de la France. Les autres peines réclamées s’échelonnent de 3 mois avec sursis à six mois ferme et de 1 000 à 20 000 euros d’amende.

« On a affaire à un système de fraude dont le but était l’abattage de chevaux interdits à la consommation », a résumé dans son long réquisitoire le procureur adjoint de Marseille Jean-Yves Lourgouilloux, qui a dénoncé « un système bien rodé » en abordant le rôle des prévenus, commerçants, rabatteurs ou vétérinaires dont il a souligné l’implication cruciale dans le trafic. « Les mis en cause connaissaient la réglementation, c’est pour cette raison qu’ils ont mis en place un système pour la contourner. L’appât du gain et du commerce l’a emporté sur la réglementation ».

« Tout tourne autour d’un concept qui est celui de la fraude documentaire. On va s’apercevoir de l’ampleur de ce trafic qui porte sur plusieurs centaines de chevaux dont bon nombre ne pouvaient pas être tracés », a repris le procureur. « De nombreux documents ont été analysés et expertisés, la fraude est démontrée. La tromperie a concerné les bouchers et les consommateurs, elle a consisté à commercialiser ce qui ne pouvait pas l’être ».


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page