Une mère qui avait fui avec ses enfants au Mexique pendant trois ans condamnée à la prison ferme

Durant trois ans, le père avait remué ciel et terre pour finalement retrouver leur trace près de Cancun, au Mexique. Ce mardi, au tribunal, elle a reconnu « une réaction disproportionnée ».
Elle avait fui trois ans au Mexique, avec son fils et sa fille, craignant que leur père, agressé sexuellement enfant, devienne à son tour un agresseur : la mère de famille a été condamnée à trois ans de prison dont 30 mois avec sursis mardi à Marseille. La prévenue purgera ces six mois de prison ferme sous bracelet électronique.
« Pour le climat », avait-elle alors justifié. « C’est un coup de folie, je regrette d’avoir pris la fuite », a expliqué la prévenue au tribunal ce mardi. En 2017, elle avait fait le choix unilatéral de déménager de Melun, en région parisienne, à Marseille (Bouches-du-Rhône), avec ses deux enfants. En réaction, le juge aux affaires familiales puis la cour d’appel de Paris, en juin 2018, avaient fixé la résidence des deux enfants, alors âgés de 8 et 11 ans, au domicile de leur père.
Quatre mois plus tard, en octobre 2018, cette employée au service des ressources humaines de la SNCF âgée de 48 ans allait clôturer ses comptes bancaires et disparaître sans laisser de traces avec ses enfants, son nouveau compagnon et le fils né de cette union.
Interpellée il y a un an
Durant trois ans, le père avait remué ciel et terre pour finalement retrouver leur trace près de Cancun, au Mexique. Internée durant deux semaines dans un camp pour migrants mexicain, pour séjour irrégulier, la mère était finalement expulsée et interpellée par la police française le 1er décembre 2021 à sa descente d’avion à Roissy.
Devant le tribunal, elle n’a pas repris les explications initialement fournies au juge d’instruction pour expliquer sa fuite. Évoquant les agressions sexuelles que le père avait subies durant son enfance, elle avait expliqué craindre qu’il se transforme à son tour en violeur : « J’ai préféré partir, de peur qu’il se passe quelque chose, j’avais peur que ma fille se fasse agresser sexuellement par lui.



