Ndiaga SYLLA, Expert électoral : Karim WADE s’est tiré une balle…

L’expert électoral n’a pas attendu trop longtemps pour donner son point de vue sur la décision du conseil constitutionnel. Ndiaga SYLLA estime que « le Conseil constitutionnel a dit le droit en faisant respecter le droit fondamental de suffrage qui ne saurait être anéanti que par une décision fondée, légale et justifiée… » exprimant ainsi une conviction après lecture des 89 considérants des sept (7) sages.
Pour le cas Karim WADE, M. SYLLA pense que le fils de l’ancien président de la République du Senegal, Me Abdoulaye WADE, « s’est tiré une balle en fournissant la preuve de sa double nationalité au moment du dépôt de sa déclaration de candidature alors qu’il aurait dû se limiter à publier un communiqué de presse. »
Sur le rejet du dossier du maire de Ziguinchor, l’expert électoral dit avoir toujours eu la conviction que les 7 Sages apprécieraient, avec justesse, « les entraves de l’Administration (DGE et CDC) à l’exercice de la liberté de candidature de O. Sonko. »
Il ajoute que le Conseil a appliqué sa jurisprudence en se fondant sur l’arrêt de jugement de la Cour suprême transmis par le procureur (Affaire Khalifa Sall 2019) et la constitutionnalité du code électoral confirmée en août 2021 à la suite de la saisine des députés de l’opposition.
Ainsi, selon la juridiction constitutionnelle, les articles L.29 et L.30 du code électoral « ne remettent pas en cause le principe de la nécessité des peines et son colloraire, l’individualisation des peines. »
Sur la validité de la candidature de Bassirou Diomaye FAYE, Ndiaga SYLLA avait rappelé depuis novembre 2023 que « ni la loi relative aux partis politiques, ni le code des obligations civiles et commerciales (COCC), ni le code électoral ne l’empêche de candidater valablement. »
De plus, il est difficile d’après lui, d’apporter la preuve qu’un citoyen a milité dans un parti politique malgré la définition du statut du candidat indépendant.
Poursuivant son analyse, Ndiaga SYLLA pense qu’il y a lieu de mener des réformes sur le système de parrainage après les rejets de tous les recours des candidats recalés lors du contrôle des dossiers de parrainage.
Il est d’avis qu’il est nécessaire de relever le défi de l’organisation du scrutin du 25 février 2024. Espérant que l’administration jouera, comme par le passé, sa partition pour un scrutin intègre, apaisé et transparent.



