À la UneActualitésBonne gouvernanceCatastrophePolitiqueSociété

Kounkandé dans ses délires

De l’attentisme politicien à l’insécurité électorale, le double-bind qui rend fou les élus de l’opposition et le coup ko de Diogoye dans le temps additionnel

En politique, la colère ne résoudra rien, la stratégie peut tout changer.

Lorsque l’on refuse de combattre par les armes dont on dispose, on périt souvent par le fait de ces armes que l’adversaire retourne contre nous. L’attentisme n’a jamais été bon conseiller. La question à se poser est la suivante: nos élus se savent depuis fort longtemps dans le viseur du pouvoir en place. Mais jamais nos élus ne sont allés à l’offensive. Se contentant de joutes verbales, de réactions et de menaces de réaction. Lorsque l’on est certain de sa mort, la seule question valable est la suivante: comment mourir? Dignement, l’épée à la main ou assassiné dans la rue comme un gueux.

Nos élus ont raté le choix de l’initiative. Ils en sont à subir l’initiative de l’adversaire et à se mettre dans une posture réactive sans espoir.

Question:
Qu’est-ce qui empêchait à nos parlementaire d’initier plus tôt les propositions de lois suivantes:
– criminalisation homosexualité;
– ⁠suppression des fonds politiques;
– ⁠obligation d’appel d’offres pour une série précises de fonctions;
– ⁠verrouillage de certaines dispositions de la constitution qui ne pourraient faire de l’objet de révision que par voie réferendaire ( y compris la dissolution des institutions);
– ⁠raccourcissement du délais DPG de 3 mois à 1 mois après entrée fonction du PM;
– ⁠etc.
Le parlement aurait joué son rôle et assumé aussi sa dimension d’impulseur de réformes et assumé sa fonction politique.
Mais non.
La diversion a eu raison de nos représentants.
Pastef, ce jeune parti dont on dit qu’il a placé des stagiaires à la tête du pays a fini de donner des leçons – simplistes mais efficaces- de science politique et de pragmatisme.
Un populiste, on ne le bat que sur un seul terrai: le sien.
Pour l’avoir ignoré, on subit une forme d’insécurité politique adossée à une une double injonction paradoxale.

Voter en faveur de ce que les nouveaux seigneurs veulent et perdre la face sans pour autant être assuré de sauver sa peau d’une dissolution à venir; ou subir la colère aveugle d’une partie des électeurs qui garantirait ainsi un surplus de voix aux nouveau pouvoir lors des législatives.
La meilleure défense est parfois l’attaque. Notrr équipe a choisi de mettre le bus. Tout en défense avec quelques ballons dégagés furieusent en touche. Installant ainsi l’équipe adverse dans nos camps et devant nos buts pendant tout le match.
L’option de l’attaque favorisa le nouveau pouvoir qui vit l’arbitre siffler un penalty en sa faveur dans le temps additionnel ( fin août à quelques jours seulement de la fin du mandat des élus ( 13 septembre).
But en or pour Diogoye.

Et Kounkandé fendit la mer 🌊

Sarr le sénégalais d’Allemagne

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page