87 MORTS AU SÉNÉGAL : l’héritage macabre d’Ousmane Sonko

Entre 2021 et 2024, le Sénégal a connu l’une des périodes les plus sombres de son histoire démocratique. Des manifestations violentes, des émeutes
coordonnées, des affrontements sanglants entre jeunes et forces de l’ordre ont coûté la vie à au moins 87 Sénégalais. Officiellement, ces morts sont souvent présentés comme des « victimes de la répression », mais la vérité est tout autre : ces morts ne sont pas le fruit d’un hasard tragique, mais le résultat direct d’une stratégie politique cynique et assumée par Ousmane Sonko. L’ORIGINE DU CHAOS : une irresponsabilité préméditée Tout bascule en mars 2021. En pleine pandémie mondiale, alors que le Sénégal est soumis à un couvre-feu strict pour sauver des vies, Ousmane Sonko choisit délibérément de violer les mesures sanitaires. Non pas pour une urgence nationale, non pas pour une activité essentielle, mais pour se rendre clandestinement dans un salon de massage, Sweet Beauty, dans des circonstances douteuses, dans un quartier populaire, au mépris total des règles et du bon sens
Et comme tout mensonge commence mal, cette affaire démarre sur une contre-vérité flagrante. Ousmane Sonko avait dans un premier temps affirmé dans un post Facebook ; qu’il a rapidement supprimé — qu’il n’était jamais allé à Sweet Beauty et qu’il ne connaissait pas Adji Sarr. Quelques jours plus tard, retournement : lors d’une conférence de presse, il admet s’y être bien rendu, sous prétexte de souffrir de douleurs lombaires. En réalité, il a menti dès le départ. Il a tenté d’effacer les traces, de brouiller les pistes, de tromper l’opinion publique, comme pour préparer le terrain de la victimisation. Ce jour-là, ce n’est pas un leader politique qui agit ; c’est un provocateur irresponsable, méprisant l’effort collectif et les sacrifices des Sénégalais confinés.
Quand une plainte pour viol est déposée, il ne se défend pas avec des preuves, ni avec dignité. Au contraire, il se radicalise instantanément, rejette toute légitimité à la justice de son pays, hurle au « complot d’État », se drape dans une posture de victime imaginaire… et met en branle la machine infernale de la violence. Au lieu d’appeler ses partisans au calme, il les pousse subtilement à la confrontation. Il envoie un message clair : « Résistez ! » Traduction ? Brûlez, bloquez, insurgez-vous ! La rue devient sa seule cour de justice. La jeunesse, son armée. La République, sa cible. À partir de là, chaque épisode judiciaire devient un déclencheur de violence. Chaque convocation devant un juge est transformée en appel à l’émeute. Chaque arrestation de Sonko, ou d’un de ses partisans, devient une opportunité de mettre le pays à feu et à sang. Et toujours le même scénario sordide : Sonko déclenche l’incendie puis se lave les mains. Il nie toute responsabilité, accuse « l’État voyou », « la France », « les juges », « les médias », mais jamais lui-même. Jamais.
Pire encore : pendant que les rues flambent, pendant que les jeunes tombent sous les balles, pendant que les mères enterrent leurs enfants, lui se barricade confortablement dans sa maison, poste des vidéos, se fait passer pour Mandela et surveille l’évolution des hashtags sur Twitter. Il n’y a pas eu de tentative de médiation. Pas un seul mot d’apaisement. Aucune prise de responsabilité. Aucune compassion sincère. Aucun appel au calme. Parce que Sonko n’était pas intéressé par la vérité judiciaire. Il n’était pas inquiet pour sa réputation. Il avait vu l’occasion rêvée de transformer une affaire privée honteuse en crise nationale. Il l’a fait avec sang-froid. Il a appuyé sur tous les leviers : haine sociale, frustration économique, clivages régionaux, xénophobie. Et il a déchaîné un monstre qu’il n’a jamais essayé d’arrêter. Ce n’était pas de la négligence. Ce n’était pas de l’émotion. C’était une stratégie calculée, cynique, dévastatrice. L’affaire Sweet Beauty ne fut pas un point de rupture. Elle fut un point de départ. Le début d’une guerre contre la République. UNE STRATÉGIE DU CHAOS PARFAITEMENT PENSÉE Il ne s’agit pas d’événements isolés ou de mouvements populaires spontanés. Ce que le Sénégal a vécu entre 2021 et 2024, c’est une stratégie de déstabilisation soigneusement orchestrée, une entreprise cynique, pensée froidement et menée avec une détermination implacable. Ce n’est pas une colère populaire qui a débordé : c’est une manipulation consciente de cette colère, savamment entretenue et méthodiquement exploitée.
Le plus révélateur, c’est cette déclaration terrifiante d’Ousmane Sonko luimême, rapportée et relayée par plusieurs sources : « Plus il y a de morts, plus Macky Sall est sous pression, et plus il est isolé sur le plan international. » Oui, vous avez bien lu. Dans l’esprit de Sonko, les morts ne sont pas des drames nationaux, ce sont des armes politiques. Il les conçoit, les accepte, les provoque même, dans le seul but d’affaiblir l’État sénégalais, de ternir l’image du Sénégal à l’étranger, et de forcer un changement de régime par la terreur et l’épuisement de l’ordre républicain. Chaque cercueil porté par des familles sénégalaises devenait ainsi un argument supplémentaire pour son storytelling de victime opprimée. Chaque pneu brûlé, chaque poste de gendarmerie attaqué, chaque bus incendié, chaque enfant tué dans les rues, devenait une pierre de plus dans sa campagne de victimisation stratégique. Cette posture de martyr, qu’il a entretenue avec acharnement, n’était qu’un masque. Derrière, se cachait une logique froide de prise de pouvoir par le désordre :
-En radicalisant la jeunesse,
– En exploitant le désespoir,
– En attisant les frustrations sociales,
– En instrumentalisant la douleur des familles en deuil…
@fier_detre_africaine1 #duo avec @Diato 0412
Et cela allait bien au-delà d’un simple affrontement politique : c’était une guerre psychologique contre les institutions, une tentative de saper la crédibilité de l’État et de provoquer une rupture brutale de l’ordre démocratique. Ce n’est donc pas par accident que les violences éclataient systématiquement à chaque échéance judiciaire le concernant. Ce n’est pas par hasard que des groupes bien organisés surgissaient pour vandaliser des lieux symboliques de la République, que des cocktails Molotov circulaient dans les mains de jeunes téléguidés, que des financements obscurs apparaissaient depuis l’étranger. Tout cela avait un but : créer un climat de peur, de chaos, de paralysie, pour présenter Sonko comme l’unique recours dans un pays à genoux. Le calcul était cynique, et les morts, dans cette stratégie, n’étaient qu’une variable utile. Jamais, à aucun moment, Ousmane Sonko n’a appelé à l’apaisement. Il n’a jamais présenté de condoléances aux familles des victimes. Il n’a jamais pris ses distances avec les discours violents, les appels à l’émeute, ou les montages diffusés sur les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce que dans sa logique, plus le Sénégal saignait, plus lui gagnait du terrain politique. Voilà la réalité crue de cette stratégie de la terre brûlée.
QUI SONT LES COMPLICES DE CETTE ENTREPRISE FUNESTE ?
La déstabilisation du Sénégal ne saurait être réduite à une simple contestation populaire. Elle est l’œuvre d’un réseau organisé, radicalisé, financé, et orienté idéologiquement. Ce chaos a été pensé, structuré et activé par un noyau dur de complices agissant dans l’ombre, sous la coordination directe ou indirecte d’Ousmane Sonko.
Clédor Sène : le revenant de l’ombre Condamné dans l’affaire de l’assassinat du juge Babacar Sèye, Clédor Sène est revenu dans le jeu politique sous le manteau d’un stratège de l’ombre. Depuis sa libération, il n’a jamais cessé de nourrir un discours subversif et violent contre les institutions. Il a activement participé aux campagnes de sabotage, d’incitation à l’insurrection et de coordination des émeutes. Son compagnonnage avec Ousmane Sonko est un signal clair : ce dernier s’est entouré de figures connues pour leur radicalisme assumé. Ousmane Tounkara : le pyromane de l’extérieur Installé aux États-Unis, Tounkara a assumé publiquement sur les réseaux sociaux avoir envoyé de l’argent à des jeunes au Sénégal pour « résister ». En réalité, ces fonds ont été utilisés pour acheter du matériel incendiaire, notamment des cocktails Molotov. Il n’a jamais appelé au calme, mais toujours attisé la colère, les incendies, et la haine contre les forces de sécurité. Il est l’un des bras financiers de la sédition.
Khouréïchy Thiam : le financier de l’ombre Membre de l’entourage élargi de Pastef, Khouréïchy Thiam est cité dans plusieurs témoignages accablants, dont celui de Kaïré (militant reconnu de Pastef), comme l’un des principaux bailleurs des opérations de destruction. Il aurait versé de l’argent à Yaye Fatima et d’autres jeunes pour brûler des bus, attaquer des commissariats, semer la terreur. Son rôle est central dans la coordination logistique de cette violence aveugle.
Le MFDC : la rébellion instrumentalisée Le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), en perte de vitesse depuis plusieurs années, a retrouvé une certaine vitalité avec l’ascension politique de Sonko, natif de Ziguinchor. Des connexions avérées ont été identifiées entre certains éléments armés du MFDC et les activistes de Pastef. Des foyers de tension ont été entretenus dans le sud, avec une volonté manifeste d’y créer un État dans l’État, hors du contrôle de la République.
Les fidèles de Yahya Jammeh : des parrains régionaux du chaos Des anciens proches de Yahya Jammeh, l’ex-dictateur gambien exilé en Guinée équatoriale, sont soupçonnés d’avoir tissé des liens troubles avec certains cadres de Pastef. L’objectif ? Utiliser le Sénégal comme levier de revanche géopolitique, et semer la division dans la sous-région. Cette connexion entre Sonko et les réseaux de l’ancien pouvoir gambien constitue une menace sérieuse pour la stabilité régionale.
Les salafistes anti-tarikha : une guerre contre l’Islam traditionnel sénégalais Dans cette galaxie subversive, on retrouve également des groupes salafistes extrémistes farouchement hostiles aux confréries religieuses historiques du Sénégal (Tidiane, Mouride, Khadre). Leur discours s’aligne étrangement avec celui de certains cercles de Pastef : réduction du rôle des marabouts, rejet des traditions soufies, contestation de l’autorité morale des khalifes généraux. Leur objectif est clair : affaiblir l’Islam confrérique qui constitue le socle de la stabilité spirituelle et sociale du pays.
UNE JEUNESSE SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DE L’AMBITION PERSONNELLE Ce sont les jeunes qui ont payé le prix le plus lourd de l’aventure politique irresponsable d’Ousmane Sonko. Mais pas n’importe quels jeunes : ceux issus des quartiers populaires, des zones défavorisées, là où la misère, le chômage et le manque de perspectives sont les plus aigus. Des cibles faciles pour un discours populiste, enragé et manipulateur. Avec une rhétorique guerrière, des vidéos incendiaires, des appels à la « résistance », Sonko et son entourage ont méthodiquement radicalisé des jeunes en mal d’espoir. Ils leur ont fait croire qu’ils étaient les héros d’une révolution historique, alors qu’ils n’étaient en réalité que les fusibles d’un projet purement personnel de prise de pouvoir. Des enfants de 14 à 17 ans ont été jetés dans les flammes de l’émeute. Sans formation politique, sans conscience du danger, sans encadrement. Livrés à eux-mêmes, armés de pierres, de bâtons, parfois de cocktails Molotov, face aux forces de sécurité. Résultat : des morts, des blessés graves, des invalides à vie. Des jeunes amputés, éborgnés, traumatisés. D’autres sont en prison, porteurs d’un casier judiciaire pour le reste de leur vie. Et pendant ce temps-là ? Ousmane Sonko, bien au chaud chez lui, barricadé derrière des murs et entouré de gardes. Il diffusait des vidéos pleines de haine et de mensonges, appelant à « ne rien lâcher », pendant que d’autres tombaient dans la rue. À chaque fois qu’il était convoqué ou arrêté, ce sont les jeunes qui étaient envoyés au front. Et à chaque fois, ce sont eux qui sont tombés.
Il y a eu 87 morts entre 2021 et 2024. Quatre-vingt-sept Sénégalais, en majorité jeunes, fauchés dans la fleur de l’âge. Ils ne sont pas des dommages collatéraux. Ils sont la preuve vivante et tragique d’un cynisme politique sans limite. –
-Des bus brûlés à Dakar, Rufisque, Bignona, Ziguinchor. –
-Des commissariats attaqués et pillés. –
-Des préfectures, des sous-préfectures, des mairies réduites en cendres. –
-Des hôpitaux, des écoles, des centres de santé vandalisés. –
-Des symboles de l’État méthodiquement détruits. –
-Des commerces privés pillés, ruinant au passage des familles entières.
Et face à cela ? Pas une seule visite aux familles endeuillées. Pas une seule déclaration de compassion sincère. Pas une minute de silence. Aucun remords, aucune reconnaissance de responsabilité. Pourquoi ? Parce que pour Sonko, ces morts n’étaient pas des tragédies. Ils étaient des atouts. Des outils de communication. Des chiffres à instrumentaliser pour accuser l’État, pour affaiblir les institutions, pour provoquer une intervention internationale. Voilà la vérité nue : Ousmane Sonko a sacrifié une génération entière de jeunes Sénégalais pour sa gloire personnelle. Et ceux qui continuent de le suivre, en dépit de ces 87 cercueils, doivent se demander une seule chose : combien de morts faudra-t-il encore pour qu’il soit satisfait ?
LA RÉPUBLIQUE A RÉSISTÉ, DEBOUT SOUS LES FLAMMES
Malgré la tempête de violences, la République n’a pas cédé. Elle a vacillé, elle a souffert, mais elle est restée debout. Là où d’autres pays auraient sombré dans l’anarchie ou la dictature militaire, le Sénégal a fait preuve d’une résilience remarquable. Cette résistance ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’un triple socle :
Le professionnalisme des forces de défense et de sécurité, souvent attaquées, insultées, et pourtant restées dans la retenue. Elles ont dû faire face à des scènes de guérilla urbaine, à des cocktails Molotov, à des tentatives de pillage organisées. Mais elles ont su contenir la crise sans basculer dans la répression aveugle. La responsabilité des institutions, malgré les attaques verbales, les campagnes de diffamation et les appels au boycott. Le Conseil constitutionnel, l’Assemblée nationale, la Justice ont tenu bon face à une stratégie d’intimidation inédite.
La maturité d’une grande partie des Sénégalais, silencieuse mais vigilante, qui n’a jamais succombé à la haine ni aux manipulations. Des chefs religieux, des leaders communautaires, des mères, des pères, des étudiants… tous ont refusé que leur pays devienne une proie des pyromanes.
Mais cette résistance a eu un coût terrible. 87 morts. Des noms, des visages, des familles. Des jeunes souvent pauvres, désespérés, sacrifiés sur l’autel de l’ambition d’un homme. Des centaines de blessés. Certains mutilés à vie. Des milliards de francs CFA partis en fumée. Infrastructures détruites, PME pillées, écoles vandalisées, hôpitaux saccagés. Et surtout : un traumatisme national. Des divisions communautaires exacerbées. Des familles brisées. Une jeunesse encore plus déboussolée.
Aujourd’hui encore, les séquelles sont visibles. La fracture sociale s’est creusée. La confiance entre citoyens s’est fragilisée. Les stigmates psychologiques sont profonds. Des enfants ont vu brûler leur école, des mères ont pleuré un fils envoyé à la mort, des entrepreneurs ont perdu vingt ans de travail en une nuit.
Et pourtant, la République a tenu bon. Ce n’est pas un miracle. C’est une leçon :
– Le Sénégal est plus grand que les ambitions individuelles.
– Plus fort que les manipulations.
– Plus solide que la haine.
Mais il faudra du temps, de la vérité, et de la justice pour guérir.
CONCLUSION
Il faut nommer les responsabilités, dire la vérité, et tirer les leçons de ces années de feu. Ousmane Sonko ne peut plus se présenter comme un simple opposant persécuté, ni comme une victime du pouvoir. Il a été l’un des principaux architectes d’un cycle de chaos calculé, d’une stratégie de la tension délibérément assumée, où la mort de jeunes Sénégalais n’était pas un accident, mais un instrument de pression.
Sa phrase, désormais tristement célèbre – «Plus il y a de morts, plus Macky Sall est sous pression » ; restera gravée comme l’aveu d’une logique froide, cynique, impitoyable. Une logique qui a sacrifié des vies humaines sur l’autel de l’ambition politique. Les 87 morts ne doivent jamais être relégués à une simple statistique. Ce sont des fils et des filles du Sénégal. Des visages. Des rêves brisés. Ils méritent justice, reconnaissance et vérité. Pas de récupération, pas d’effacement, pas de silence complice. L’histoire retiendra qu’entre 2021 et 2024, le Sénégal, pays reconnu pour sa stabilité, sa démocratie et sa tolérance, a été précipité dans le sang et la peur. Non pas par une dictature militaire, non pas par un régime autoritaire, mais par un homme prêt à tout pour accéder au pouvoir, même à pactiser avec le désordre.
Sarr le sénégalais d’Allemagne




