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DIALOGUE NATIONAL ou DILOGUE NATIONAL

Voilà ce que nous réserve cet appel au dialogue
Réforme constitutionnelle au Sénégal : une trahison de la parole et un piège pour l’opposition
Le discours du professeur Sidy Alpha Ndiaye présenté comme une réflexion sur la refondation institutionnelle révèle en réalité une opération politique de dissimulation : celle d’un régime qui derrière le vernis du dialogue cherche à légitimer une réforme constitutionnelle au service d’un homme et non de la République.
Du rejet du système à sa récupération
Le parti Pastef arrivé au pouvoir au nom de la rupture avait toujours ignoré les conclusions des Assises nationales de 2009 , de la CNRI puis le Pacte de Bonne gouvernance affirmant détenir sa propre solution. Pourtant, le discours actuel s’appuie justement sur ces textes qu’ils avaient rejetés.
Comment peut-on se dire en rupture totale avec le système et en même temps reprendre ses outils ? Cette contradiction révèle un glissement opportuniste, un recyclage politique maquillé en réforme.
La parole politique n’est pas un détail.
Autre élément troublant : la remise en cause de promesses électorales au motif qu’elles n’étaient pas « écrites dans le programme ». Ousmane Sonko a publiquement promis qu’il ne cumulerait pas les fonctions de président et de chef du gouvernement. Revenir là-dessus aujourd’hui, sous prétexte que ce n’était pas inscrit noir sur blanc est une insulte à la mémoire des électeurs. Autre promesse orale peut nous servir et pas anodin avec l’achat des voitures des députés pour un pays trouvé en ruines.
En démocratie, la parole engage autant que l’écrit. La trahir, c’est miner la confiance publique et reproduire exactement ce que l’on dénonçait hier.
Un dialogue pour une réforme sur mesure.
Le dialogue national annoncé n’a qu’un objectif réel : modifier la Constitution pour accorder plus de pouvoirs à un Premier ministre nommé, non élu. Ce projet loin de répondre à un besoin institutionnel réel ressemble à une tentative d’ajustement juridique pour satisfaire les ambitions d’un homme.
Ce n’est pas une refondation. C’est une personnalisation du pouvoir maquillée en projet républicain.
L’opposition face à un choix historique
Dans ce contexte, la participation de l’opposition à ce dialogue serait une faute grave. Ce serait légitimer un processus biaisé destiné à dévoyer nos institutions pour asseoir le pouvoir d’un homme qui ne détient aucun mandat électif national.
L’opposition qui accepterait de s’asseoir à cette table deviendrait complice d’une manœuvre politicienne. Ce serait une trahison de plus.
Une trahison de trop.
Dans les moments décisifs de la vie démocratique, il faut du courage. Le courage de rester fidèle à ses convictions, de défendre la République au-delà des intérêts partisans, de refuser la compromission.
Non, notre peuple ne mérite pas qu’on brade ainsi sa souveraineté. Non, la démocratie sénégalaise ne se réécrit pas pour servir des ambitions individuelles.

Sarr le sénégalais d’Allemagne

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