Journée sans presse: Honorable député Adji Diarra Mergane

L’Etat et les patrons de presse doivent pouvoir trouver des passerelles aboutissant à des solutions salutaires. Le dialogue et la concertation doivent être privilégier pour un dénouement heureux. La suspension des conventions de partenariat avec la presse et le blocage des paiements attisent la tension entre pouvoir et patrons de presse. Autant je suis d’accord que la presse doit s’acquitter de son devoir de payer l’impôt comme tout citoyen sénégalais, autant je marque mon désaccord en ce qui concerne la cessation de paiement des sommes dues aux organes de presse. Nous devons cultivons la tolérance et privilégier le dialogue pour une sortie de crise.
Il faudra des mesures fortes et urgentes pour rassurer les entreprises de presse, non pas leur mettre une pression. Parce quand une entreprise n’arrive plus à payer des salaires, on ne peut trouver des ressources pour payer des impôts. Ça, c’est une réalité. Donc, les nouvelles autorités doivent accompagner les médias dans ce sens.
Ensuite, il est évident que le salut de la presse se trouve dans sa remise en cause, sa réinvention, sa gestion. S’adapter aux nouvelles technologies. La politique digitale de l’État devrait pouvoir aussi les aider dans ce sens. C’est cela sauver la presse et sauver la démocratie.
Honorable député Adji Diarra Mergane
