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NDÉYE FATOU N’DIAYE: Hommage à une Femme Modèle et Battante

Il y’a toujours des personnes qui ne passent jamais inaperçues et qui vous marquent de manière positive et NDÉYE FATOU N’DIAYE fait partie de ces personnes qui sont rares de nos jours. Avec le temps, sans te connaitre réellement, j’ai appris à apprécier ta personne et à te vouer un grand respect. Ton professionnalisme et ton sens de respect forcent l’admiration. Ton calme et ton caractère très pondéré doublé d’une objectivité remarquable ont aiguisé ma curiosité par rapport à ta personne, il était important pour moi de savoir qui est réellement cette force tranquille afin de la faire connaitre aux sénégalais. Naturellement je me suis mis à éplucher ta vie et j’ai trouvé qu’elle nécessite d’être connue de tous.
À défaut de pouvoir écrire ta biographie, je me contenterai de rendre un vibrant hommage à la femme battante et modèle de probité que tu es, comme le dit l’adage « À tout seigneur tout honneur ».

Parlant de toi j’ai réalisé la portée du proverbe qui dit que « bon sang ne saurait être indigne ». En me rapprochant de ton proche entourage, j’ai finalement compris qu’il y’avait une éducation de base derrière avec des valeurs inculquées qui ont forgé l’individu dont la dignité et la noblesse sont d’une grande évidence. Ta politesse et ton sens de responsabilité impressionnent et forcent le respect. Au-delà de la correction dont tu fais preuve, j’ai retenu l’humain qui est en toi et qui se voit à travers ton regard plein d’empathie et aucun membre de ton proche entourage ne me contredira vu l’unanimité que tu fais au sein de ta famille. Suite aux différents témoignages j’ai réalisé combien tu es attachée à la famille que tu places avant tout, sans oublier la digne fille que tu es et qui rendrait fier tout parent.

 » Fierté, dignité, bravoure et générosité  »

Comme bon nombre d’africains, Ndeye Fatou a eu une éducation façonnée par une famille exceptionnelle encore attachée à certains principes, c’est ce qui explique les valeurs qu’elle incarne, valeurs héritées de personnes qui ont fait d’elle ce qu’elle est. Un père administrateur chevronné et rigoureux et un grand père, de qui elle tient sa fierté, sa dignité, sa bravoure et sa générosité.

 

 » l’altruisme, l’empathie et le sens du partage  »

Une mère enseignante qui lui a inculqué la rigueur et le gout de l’apprentissage, une tante assistante sociale qui lui a transmis les valeurs comme l’altruisme, l’empathie et le sens du partage. Sa réussite scolaire ne constituait aucune surprise, elle qui est issue d’une famille d’intellectuels.

 

 » Rigoureuse, assidue et pleine de qualités  »

Après un parcours exceptionnel marqué par de brillantes études primaires et secondaires, elle se retrouve dans la prestigieuse université Cheikh Anta Diop, une vitrine pour le continent africain. Réussissant avec brio son entrée au CESTI, elle décrochera son diplôme en 2007 comme ses camarades de la 35 ème promotion. Une promotion qu’elle a marquée comme le témoigne son camarade et journalise Cheikh Tidiane DIAO qui l’a décrit comme une personne rigoureuse, assidue et pleine de qualités qui ne laissaient aucun doute sur la brillante carrière qui lui était prédestinée.

Avec son remarquable parcours scolaire et universitaire, il était évident qu’une belle carrière journalistique l’attendait. Aguerrie par une douzaine d’années de pratique à WALFADJRI où elle a animé des émissions phare comme « Sortie », « Ataya », « Selbe Yoon » et « Opinion » elle atterrit au DMEDIA passant par le magazine hebdomadaire « la sentinelle » et Sénégal7.

On me dira certainement que d’autres journalistes ont eu un parcours pareil sinon plus brillant, mais Ndeye Fatou tu es une journaliste vraiment exceptionnelle, je veux dire le modèle parfait du journaliste avec toutes les qualités, une journaliste qui n’a jamais versé dans la subjectivité et la partisanerie ce qui n’est pas évident aujourd’hui au Sénégal où le métier de journaliste est fortement inféodé à la politique.

J’essaierai de vous énumérer ses qualités, ce qui ne sera pas une tâche aisée vu l’individu exceptionnel qu’elle est, une journaliste de talent.

Elle n’hésite pas à défendre ou rétablir la vérité sans prendre une position politique, pour elle la vérité est sacrée, elle doit être dite et quelles que soient les conséquences. Ce souci de dire la vérité et rien que la vérité t’a valu des insultes de la part personnes insignifiantes qui, au lieu de faire valoir la force de l’argument, utilisent l’argument de la force mais dis-toi bien que, quand l’ennemi t’insulte il faut comprendre que tu es sur la bonne voie, c’est quand il t’applaudit qu’il faudra t’inquiéter. L’histoire a toujours démontré que face à de situations d’injustice, des hommes et des femmes justes se sont toujours dressés pour défendre ce en quoi ils croient. En France, Emile Zola à travers son article « J’ACCUSE » s’est dressé pour dénoncer une injustice qui frappait le capitaine DREYFUS et toi N’deye Fatou à travers ta plume et ta voix tu t’es montrée digne héritière des intellectuelles engagés. Je précise que ta neutralité renforce ta crédibilité jamais remise en question. Par ta manière de pratiquer, tu confirmes les propos de LENINE qui disait : « La presse est l’arme de la vérité »

Ta façon de traiter l’information, de poser le débat face aux sujet les plus épineux démontrent ton professionnalisme. Tes analyses toujours pertinentes permettent aux auditeurs de voir plus clair et quelle que soit la complexité du sujet. Je rappelle que tes analyses reflètent toujours le lourd bagage intellectuel que tu as, Il n’est pas donné à tout journaliste d’analyser avec détachement et neutralité, quand on sait combien le métier est gangrené par des journalistes partisans qui ont décidé de troquer l’éthique et la déontologie contre de maigres avantages matériels. Dans ce contexte particulier toi, tu accomplis bien ta mission et ta position héroïque me rappelle la célèbre citation de FRANTZ FANON : « chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir ». L’histoire retiendra que tu as été du côté des justes. Au moment où une tyrannie s’installe au Sénégal, tu as très tôt fais partie des rares journalistes à avoir eu le courage de faire face car, comme le disait George Washington « la presse est le seul rempart contre la tyrannie ».

Malheureusement, au Sénégal, sont érigés en stars les journalistes qui versent dans la vulgarité et la partisanerie, je veux parler du sacre de la médiocrité. L’histoire retiendra tout ce que tu as apporté de positif au métier, le service que tu as rendu à la nation en bravant tous les dangers pour une seule finalité : que la vérité triomphe, que les sans voix aient une voix et dans cette logique, tu as montré l’exemple du journaliste à cheval sur l’éthique et la déontologie, du journaliste soucieux de dire la vérité. Tu as affronté les forces du mal avec courage et dignité et la nation te sera éternellement reconnaissante. Et surtout, par l’empreinte que tu laisseras dans la presse sénégalaise, tu as honoré la femme et à mon avis tu es la digne héritière des pionnières et professionnelles comme SOKHNA DIENG, ELIZABETH NDIAYE et autres.

« Si je devais te caractériser en trois mots, je dirai : DIGNITÉ, FIERTÉ ET PATRIOTISME »

Je ne saurais finir ce témoignage sans rappeler la citation d’Edmond et Jules De Goncourt « Dans le journalisme, l’honnête homme est celui qui se fait payer l’opinion qu’il a, le malhonnête, celui qu’on paie pour avoir l’opinion qu’il n’a pas ».
Mohamed SARR

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