Plaintes pour violences sexuelles classées sans suites : la colère de la Fondation des femmes

Anne-Cécile Mailfert s’inquiète de voir des classements sans suite massifs dans des affaires de violences sexuelles, après la révélation de l’existence d’une dépêche interministérielle «visant à apurer les stocks de procédures non traitées dans les services de police et de gendarmerie».
La présidente de la Fondation des femmes est en colère. Dimanche, nos confrères du JDD ont révélé l’existence d’une dépêche interministérielle de mai 2021 adressée aux parquets dans le but d’apurer « les stocks de procédures non traitées dans les services de police et de gendarmerie ». Anne-Cécile Mailfert appelle cela « le grand bazardage ». La dépêche dit aussi : « Afin de garantir la cohérence de la réponse pénale, certaines procédures paraissent pouvoir être closes passé un délai de douze à dix-huit mois à compter de la commission des faits. »
Ce qui l’inquiète particulièrement, c’est que cette consigne concerne toutes les affaires et n’exclut pas les violences sexuelles. Or, 7 plaintes sur 10 pour viol ou agression sexuelle n’aboutissent déjà pas. Alors, la Fondation des femmes a diffusé ce mardi un communiqué rappelant que « cinq ans après #MeToo, les plaintes pour violences sexistes et sexuelles ont presque doublé »
DIASPORANEWS.NET



